Algérie, Le CPA Banque : des crédits islamiques Halal Mourabaha sans intérêt en 2018, crédit véhicule immobilier voiture ou de consommation




  Le Crédit populaire d'Algérie CPA envisage de lancer, à partir de 2018, des crédits halal conformes à la charia, a indiqué mercredi à Alger son Pdg, Omar Boudieb.

  "C'est une volonté des autorités publiques de mettre en place, à travers les banques, des produits financiers islamiques halals permettant aux clients désireux de bénéficier de ce type de prestations de trouver une réponse à leur demande", a précisé M. Boudieb à la presse en marge d'une cérémonie de signature d'une convention avec le groupe Sovac.

  Selon M. Boudieb Omar, la concrétisation de ce projet, sur lequel les banques publiques sont en train de travailler, va prendre plusieurs mois: "Il s'agit de produits tout à fait différents des crédits classiques. Actuellement, nous travaillons sur les aspects réglementaires et commerciaux et ceux relatifs à la gestion des risques de tels produits".

Comment fonctionne un crédit islamique ? 

  La finance islamique tire ses sources du Coran, de la Sunna (tradition prophétique) et du Fiqh (jurisprudence islamique). 

  Elle respecte, en effet certains principes fondamentaux qui sont l'interdiction de "riba" (intérêt), le Gharar (incertitude), Maisir (spéculation excessive), l'enrichissement injuste, et la thésaurisation. 

  Dans le cadre du crédit islamique l'instrument qui peut être utilisé est la Mourabaha. Il s'agit d'un contrat incluant l’acquisition et la vente d’un bien au prix de revient majoré d’une marge bénéficiaire connue et convenue entre la banque et le client

  La Banque achète le bien qu’elle revend à terme à son client moyennant une marge bénéficiaire convenue entre les deux parties. Cette marge de profit peut consister en un montant fixe ou en un pourcentage du coût d’acquisition initial dudit bien. 

 Les interdits en Finance islamique : L'intérêt (riba) 

  La Chari'a considère l'argent comme un simple moyen d'échange. L'argent ne peut par conséquent, à lui seul, faire l'objet d'un contrat ou être utilisé comme un moyen de réaliser un profit. En vertu de la Chariaa, la perception et la réception d'intérêts (fixes ou variables) sont ainsi strictement prohibées et toute obligation de verser des intérêts est réputée nulle. 

L'incertitude (gharar) 

  En droit musulman, les contrats contenant des éléments d'incertitude sont réputés nuls. Un contrat non affecté par le gharar est un contrat dont tous les termes fondamentaux (tels que le prix, l'objet, l'identité des parties et les délais d'exécution) sont clairement définis au jour de sa conclusion. Cette règle est rigoureusement appliquée par les scholars.

La spéculation (maisir) 

  Les opérations qui reposent sur de la pure spéculation en vue de réaliser un profit sont illicites (haram) et donc nulles en droit musulman

  Ce principe ferme notamment aux investisseurs islamiques l'accès au marché des produits dérivés en tant que source de profit à titre principal et fait obstacle à ce que ces derniers participent à la négociation spéculative de titres de sociétés

 L'enrichissement injuste / exploitation déloyale 

Les contrats aux termes desquels l'une des parties exploite de façon déloyale son cocontractant ou perçoit injustement un gain au détriment de ce dernier sont également réputés nuls. 

  En effet, suivant les principes dictés par la Chari'a, un musulman ne doit générer de profit qu'à partir de transactions ou d'activités dans lesquelles il investit et à la condition qu'il en partage les risques (cette règle fait référence au "principe des trois p" : partage des pertes et des profits). 
  

 Financements/Investissements éthiques 

Un financement islamique ne peut avoir pour objet un investissement dans une activité interdite par la Chariaa. Aucun investissement ne peut ainsi être réalisé par un financier islamique dès lors qu'il porte sur des produits haram ou des activités illicites telles que l'alcool, l'armement, la viande porcine, la pornographie ou les jeux de hasard pronostique. 

La thésaurisation Zakat

  Dans la mesure où la Chariaa considère l'argent comme un simple moyen d'échange sans valeur intrinsèque, la thésaurisation est fortement déconseillée, voire condamnée. 

  Un musulman peut accumuler de la richesse légitimement acquise, mais il doit veiller à dépenser ou investir cette richesse de façon judicieuse. Lorsqu'un musulman dispose d'un revenu annuel supérieur à un certain montant, il a l'obligation d'en reverser une partie à une catégorie définie de la population incluant notamment les nécessiteux. Il se conforme ainsi à l'obligation de paiement de la zakat, l'un des cinq piliers de l'Islam


   La banque Cpa à signé une convention avec l'Ecole Supérieur de Banque ESB, dans le but d'enseigner la finance islamique.


  La banque fera partie d'un réseau bancaire islamique assez varié en Algérie : ABC Bank,  Arab Leasing, Al Baraka Bank . .

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